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| Les Fw190 français C'est en France qu'un certain nombre de Fw190 commencèrent une nouvelle carrière. A la fin de l'année 1944, le libération du territoire métropolitain français était en cours d'achèvement, il fut découvert plusieurs dizaines de cellule et fuselage ainsi qu'une centaine de moteurs abandonnés par la Luftwaffe dans plusieurs usines française. Il s'agissait essentiellement de A-5, A-7 et A-8 incomplets ou en cours de réparation trouvés à Cravant dans l'Yonne. La gestion de l'usine de Cravant fut confiée à la société nationale des Construction Aéronautique du Centre (SNCAC) qui eu un contrat du ministère de l'air pour achever un lot de cellule et de fuselage. La remise en état et la révision des moteurs fut confiée à la société Voisin, elle eut d'ailleurs beaucoup de mal à les remettre en état, la plupart de ces moteurs avait été adroitement sabotés par les ouvriers français forcés de les fabriquer. Des moteurs pour ces chasseurs ont été trouvés dans des dépôts un peu partout en France, en particulier à St Astier où une centaine de moteurs en cours de révision furent trouvés dans une usine souterraine installé dans des grottes. Ces grottes sont toujours utilisées de nos jours comme dépôt par l'armée de terre. Cette option, choix du gouvernement de l'époque, permettait d'avoir un avion de transition en attendant la mise au point d'un avion purement français équivalent ou supérieur. Pour la France, exsangue après 4 années d'occupations, l'économie réalisée était substantielle car un Fw190 ainsi remis en état coûtait 1,5 million de francs de l'époque contre 12 millions pour un "Spitfire" neuf acheté en Grande-Bretagne. Désignés NC900 (quelquefois AAC5 ou AAC6 sur quelques photos) le premier de ces Fw190 récupérés à effectuer son vol d'essais fut un A-5 (NC900 N°1) le 16 mars 1946. Les essais durèrent jusqu'à mi-avril avec 4 autres appareils pendant que la SNCAC achevait les chasseurs demandés. En mai, l'avion fut certifié. La désignation AAC5 ou 6 visible sur plusieurs photographie de l'époque, et reprise dans certains ouvrages, vient probablement du fait que les 2 usines qui contrôlèrent et assemblèrent les NC900 furent les Ateliers Aéronautiques de Cravant (AAC6) et les Ateliers Aéronautiques de Courbevoie (AAC5) toute deux propriété de la SNCAC. Le groupe de chasse auquel fut affectés les "NC900" fut le groupe "Normandie-Niemen" (je gage que les pilotes à peine revenus de Russie n'ont que peu appréciés la situation, d'autant qu'ils était revenu avec leurs Yack, avec lesquels ils ont combattus, offert par la Russie pour services rendus !). Pendant que les essais se poursuivaient, les premiers NC900 arrivèrent à l'aérodrome du Bourget et furent pris en compte par le III/5 Normandie-Niemen. Mais même réparés et révisés, les moteurs furent peu fiables, d'autres problèmes surgirent, les mécaniciens français habitués à des appareils plus rustiques, n'arrivait que difficilement à régler le trop fameux et délicat "KommandoGeräte". D'autres problèmes causèrent quelques accidents, donnant une mauvaise réputation à l'appareil. La mauvaise disponibilité et le manque de rechange décida rapidement les autorités à interdire de vol la poignée de NC900 encore en état de vol à la mi 1947, la plupart furent ferraillés. La décision de les retirer à d'ailleurs été prise courant 1946. Quelques appareils servirent quelques années de plus (NC900 N°54 et 60 au moins) au CEV de Cazaux et Bretigny jusqu'en 1949, un autre a été transféré à l'aéronavale ( la 1ere flottille à Cuers il me semble) et cassé au bout de quelques vols, d'autres ont probablement été utilisés ça et là mais je n'ai pas d'informations vérifiables, un dernier (NC900 N°62) fut conservé tel quel, puis restauré au couleurs du JG26, il est visible au Musée de l'Air du Bourget. | |||||
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