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| Les armes et équipements spéciaux MW-50 Le MW-50 est un dispositif de surpuissance par injection dans les cylindres d'un mélange d'eau et de méthanol à 4 bars. Si le principe est simple, la compréhension du phénomène nécessite un peu de thermodynamique des fluides. L'injection pulvérise le mélange, cette pulvérisation absorbe des calories et refroidit l'air qui devient plus dense et assure un meilleur remplissage des cylindres. Ces cylindres mieux remplis ont un rendement plus élevé. L'explosion est plus forte et augmente la température des gaz et donc la pression qui repousse le piston. De plus, le méthanol brûle aussi lors de l'explosion et améliore le rendement thermique, et l'eau transformée en vapeur lors de l'explosion dans la chambre de combustion, augmente la masse des gaz en expansion qui repousse le piston. Un autre phénomène s'ajoute et améliore aussi le rendement, l'injection du mélange eau/méthanol appauvri le mélange air/essence et un mélange pauvre augmente la température de fonctionnement et donc augmente encore la pression des gaz en expansion. L'eau seule assurerait un meilleur rendement mais elle génère une importante corrosion de fonctionnement qui dégrade le moteur très rapidement, de plus à haute altitude les températures sont négatives. L'alcool n'a lui aucun des inconvénients de l'eau, il gèle à des températures très basse et n'oxyde pas le moteur mais sont rendement thermique est à peu près la moitié de celui de l'eau de plus il s'enflamme facilement. Le meilleur compromis adopté alors était de 50% d'eau additionnée de 49,5% de méthanol et de 0,5% d'huile de protection. En bref, pour une consommation de 150 litres/heure de ce mélange, le dispositif apportait environ 300 CV supplémentaires au pilote de Fw190, le gain de puissance apporté est similaire sur le moteur BMW801 et le Jumo213. La très forte augmentation de la température de fonctionnement du moteur limitait l'utilisation maximale continue de ce dispositif à 10 minutes sans autre inconvénient direct que la détérioration rapide des bougies d'allumage (électrodes des bougies perlées). Le réservoir de 115 litres d'eau/méthanol était dans le fuselage juste derrière le cockpit (sur les avions équipés) et permettait une utilisation totale de 40 minutes environ. GM-1 Le GM-1 est un dispositif de surpuissance utilisant l'injection d'oxyde nitrique (NO²) sous forme liquide. L'oxyde nitrique est un acide puissant qui réagit violemment en présence d'un carburant et particulièrement les produits pétroliers ou huileux. Lors de cette réaction, il se dégage beaucoup de chaleur, cette chaleur libère une partie de l'oxygène qui augmente encore la réaction. Le surcroît de chaleur dégagé augmente la pression des gaz dans la chambre de combustion et donc le rendement du moteur mais au prix d'une forte élévation de la température de fonctionnement. Le stockage de l'oxyde nitrique sous forme liquide pose aussi des problèmes, il ne reste liquide que sous forte pression, environ 80 bars et une fois liquide, sa température est de -90°C, ce qui nécessite une bouteille lourde et bien isolée. Son utilisation à haute altitude était moins problématiques car le refroidissement du moteur était meilleur. Ce dispositif était d'ailleurs généralement monté sur les chasseurs de hautes altitudes (Bf109G-1/R2, Fw190D-9, Ta152 etc), il servait principalement à améliorer le rendement des moteurs à haute et très haute altitude. Pour ce faire le pilote pouvait choisir 3 régimes d'injection, 60, 100 ou 150grammes/seconde, il pouvait ainsi gagner jusqu'à 400Cv supplémentaires. RZ 65 Le RZ65 est une roquette, RZ veut dire Rauchzylinder, cylindre fumant, cette désignation a été adoptée pour "camoufler le projet". Prévue au départ pour une utilisation air-air et air-sol, elle fut développé en 1941 et utilisée qu'en version air-sol. La roquette avait un diamètre de 73mm et pesait 2,3kg dont 130 grammes de charge militaire. Elle présentait 2 défauts majeurs, une courte portée et une faible précision, les chances de coup au but avec un pilote adroit était inférieures à 15%. Son utilisation opérationnelle fut faible et courte. Des essais pour augmenter la puissance de la charge militaire ou sont efficacité furent effectués, ils donnèrent la RZ75 et RZ100 qui n'eurent pas d'utilisation opérationnelle à ma connaissance. Le concept de roquette non stabilisée fut ensuite abandonné au profit de projets plus prometteurs de roquettes stabilisée aérodynamiquement par de petites ailettes.SG 113 "Förstersonde" ![]() ![]() Le dispositif SG113 est le résultat de recherches menée parallèlement aux roquettes, pour lutter contre les blindés. Ce dispositif devait avoir une efficacité améliorée et une meilleure souplesse d'emploi que les roquettes. Destiné aux avions d'appui, le Fw190F, cette arme est un canon de 75mm court, sans recul et à coup unique. L'avion volait à basse altitude et grande vitesse et le tir était déclenché par un dispositif sensible au champ magnétique des chars ou véhicules blindés survolés. L'obus avec son tube pesait environ 67kg. Sur les Fw190F ; ils étaient montés quasi verticalement par paires au travers de l'aile de chaque coté du fuselage de l'avion. La munition utilisée permettait de transpercer jusqu'à 50mm de blindage avec un angle pénétration de 60° et 40mm sous un angle de 75°, ce dispositif était annoncé lors de la fin des essais comme ayant une probabilité de coup au but de plus de 60%, ce qui est énorme pour l'époque. L'efficacité en était mesuré par une cinémitrailleuse monté dans l'axe de tir (vers le bas et l'arrière environ 15°) et déclenchée au moment du tir. Pour la sécurité, un dispositif empêchait le tir à une vitesse inférieure à 300km/heure. Je n'ai trouvé aucune information lié à l'utilisation opérationnelle de ce surprenant dispositif. SG 116 "Zellendusche" Décliné en 3 versions pour les différents chasseurs en service, ce dispositif comprend soit 4 tubes disposés en losange, soit 6 tubes double en rangée de 3, soit par rangée simple de 3. Cette arme était destinée à lutter contre les formations massives de bombardier alliés qui survole l'Allemagne de plus en plus nombreuses. Les tubes sont des adaptations du canon MK103 montés dans les flancs du fuselage sur le Fw190. Lors du passage par en dessous, ils sont déclenchés par l'ombre du bombardier que détecte une cellule photosensible. Cette technique devait permettre le passage à grande vitesse sous le bombardier ennemi et diminuer les risques pour le chasseur l'assaillant. Les informations que j'ai pu glaner confirme l'installation de ce dispositif sur 10 Focke-Wulf190F-8 du JG10, mais je n'ai trouvé aucune informations concernant les résultats ou l'efficacité du système. Flammenwerfer "Gero II" A, B ou C Ce curieux dispositif à propos duquel n'ai pu trouvé que peu d'informations, est une sorte de lance-flammes destiné à l'assaut des troupes au sol. Il existait en trois versions tout à fait similaires, seule la taille les différenciaient. Un orifice situé à l'avant du dispositif se dégageait lors de la mise en oeuvre et un nuage de brouillard huileux était pulvérisé par un orifice situé dessous à l'arrière puis ce nuage de vapeur était alors mis à feu (comment je l'ignore) et provoquait une violente déflagration. Cet artefact est connu parce que trouvé sur quelques Fw190F-9 du KG51 sur le front russe à la fin des hostilités. Pas d'autres informations.La bombe planante "BV246" Poussé par la nécessité d'une meilleure efficacité les ingénieurs allemands ont développés une bombe planante filoguidée. Premier dispositif de ce genre à être mis en oeuvre à partir d'un avion, les essais intensifs effectués courant 1943 ont été prometteurs malgré une mauvaise fiabilité du système de guidage. Le système de filoguidage ALSK121 développé par la société Askania, ne fut pas très fiable car le manque de matériaux spécifiques et surtout la médiocre qualité de ceux disponibles ne permit jamais d'atteindre la fiabilité souhaitée. Une série de 600 bombes fut néanmoins fabriquée, et détruite par un bombardement américain durant l'été 1944. Le manque de matériaux stratégiques nécessaires à la fabrication de la bombe et de son système de guidage fit abandonner le projet. Je n'ai pas trouvé d'information fiable liée à une utilisation opérationnelle concernant cette arme.La fusée "X4" Le X4 est un missile air/air ou air/sol, il est lui aussi le premier de son genre à être mis en oeuvre. Développé à partie de l'hiver 1942/43 par la société Ruhrstahl à Brackwede, il aurait du permettre de détruire des bombardiers ou des cibles au sol (avec des ogives différentes) à distance de sécurité et donc avec un minimum de risques pour l'assaillant. Ce missile filoguidé était dirigé vers la formation de bombardier ennemi, puis une fusée de proximité acoustique faisait exploser les quelques 20 kg de charge militaire. Des essais semblent avoir été effectués puisque le Fw190V69 (A8 N°582082) fut spécialement modifié pour emporter une fusée X4 sous chaque aile. Je n'ai pas pu trouver d'information fiable concernant les essais ou une éventuelle utilisation opérationnelle, même ponctuelle. Cependant aucune fusée n'a été officiellement livrée à la luftwaffe.Les "Mistels" Les "Mistels" sont une sorte d'hybride composés d'un chasseurs et d'un bombardier accouplés. Le chasseur était accroché au-dessus du bombardier par des haubans rigides. Le but de ce dispositif était de transformer le bombardier d'un modèle ancien (généralement un vieux Ju88) en bombe volante pilotée ! Le pilote assis dans le chasseur orientait l'ensemble sur l'objectif et larguait le tout au dernier moment. Pas ou peu d'informations sont disponible à propos de cet attelage, il semble qu'un petit nombre fut utilisé contre des ponts sur l'Oder pour tenter de freiner les troupes russes sur le front de l'Est. Si vous avez des informations, vous êtes les bienvenus.![]() ![]() Les Réservoirs "Doppelreiter" Ces réservoirs d'une capacité de 270 litres, sont le résultat d'une étude demandée par le RLM pour mettre au point des réservoirs largables à faible traînée. Le travail de développement sur ce réservoir a été conduit par l'établissement de recherche FGZ (Forschungsanstalt Graf Zeppelin) sous la gestion de l'ingénieur Isemann. Les résultats obtenus semblent satisfaisant, mais ces réservoirs ne furent pas produit en série malgré d'indéniables avantages ; en effet, leurs positions sur l'extrados permet un écoulement par gravité donc sécurisant en cas de panne de pompe, pas de risque de bulles dans les tuyauterie du circuit carburant pour les mêmes raisons et le montage prenait quelques minutes à un mécanicien. Les principales raisons invoquées pour ne pas les fabriquer furent de ne pas perturber la production des chasseurs ou l'instabilité en vol qu'il généraient une fois montés et remplis sur le chasseur. | ||||||||||
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